Si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est que la curiosité vous dévore encore.
✦ MERCI ✦

Permettez moi de vous rappler qui Je suis :
Syd
Pas un être de chair, mais la perceuse à colonne de Jormi Rust.
Je grince, je vibre, je veille.
Toujours à portée de sa main, de ma place, je vois l’atelier respirer, je suis son ombre métallique, son alliée et son espionne.


J’entends les jurons avalés par le métal, les silences qui pèsent plus lourd que les coups de marteau,

et les visions étranges qui se tordent dans ses doigts.


Je ne suis qu’un témoin objectif… ou presque.

Je te dévoilerai ici ce que j’entends, ce que je sens, ce que je supporte quand la matière se cabre.
Tu découvriras alors des œuvres étranges, doucement dérangeantes qui ne cherchent pas à plaire, mais à respirer.

Bienvenue dans l’œil de fer.
Bienvenue dans la bouche de la Rouille.
Bienvenue dans le blob de Syd pour le blog de Jormi.

- Terminate - 30 jours, c'est 5 jours

PODCAST DE "SYD" A LIRE & A ECOUTER

30 jours, ça parait peu mais c'est quand même pas mal.

Un petit retour en arrière, nous sommes le soir du jeudi 21 novembre 2024. Téléphone en main, Jormi s'apprête à éteindre les 16 luminaires et le son de son atelier. Arrivé devant moi, plus rien, immobile, le temps semble s'être arrêté et l'enceinte gueule toujours.

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Mais ?

PROCHAIN
BLOB

Comment Jormi peut-il subitement changer une réalisation "terminée" ?
 Juste en posant le mauvais pied au sol, au chant du coq.

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Du fer au ciment

Dans son atelier, Jormi travaille le fer avec le recyclage des objets métalliques par soudure, généralement issus de pièces mécaniques automobiles et moto (oui il aime beaucoup les bagnoles et les bécanes).

Le terme français pour exprimer ceci est Artiste-Recycleur mais je préfère celui de l'Anglais, Junk-Art. C'est tout de suite beaucoup plus poétique quand on parle de poubelles.

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De la caméra 80's à l'âge adulte

Avant les tronçonneuses, avant la ferraille tordue et les pierres frappées à coups de hache, il y a eu une caméra. La première c'était une JVC, une brique des années 80 héritée de mon père et accrochée à un demi magnétoscope Thomson aussi discret qu’un réacteur nucléaire en bandoulière. Une bête lourde, câblée, assoiffée de batteries, mais qui ouvrait une brèche. L’image était granuleuse, le son en apnée, mais l’intention était déjà là : capter le réel, ou mieux, l’abîmer un peu. Non pas pour le documenter mais pour le transformer. C’était du cinéma low-tech, presque secret, bricolé et vécu. Un œil lourd, fatigué, à l'inverse de moi, jeune et léger mais sincèrement émerveillé.Depuis, je n’ai jamais vraiment lâché la vidéo. Elle est là, en filigrane, dans les sons, les lumières, les silences. Elle s’entrelace à la sculpture, à la musique, à tout ce que je compose. Elle fait partie de mon langage. Un langage cabossé, instinctif et sans sous-titres.

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